L’histoire de l’humanité selon la tradition des Indiens Hopis (suite)

Les anciens qui venaient du ciel

Je vais te décrire une cérémonie qui nous rappelle le temps que nous avons passé dans la jungle. Elle exprime qu’il fallait montrer le chemin aux êtres humains et qu’ils avaient besoin de protection contre les animaux sauvages. J’ai vu moi-même cette cérémonie qui est célébrée tous les quatre ou huit ans au temps des Shaátlako (des Kachinas de haut rang) et elle est inhabituelle parce que l’on ne danse pas‚ on ne fait que marcher !

Dans cette cérémonie‚ on montre un groupe accompagné de quatre Kachinas : le premier marche devant‚ puis un de chaque côté‚ et le dernier marche derrière le groupe. Les Kachinas qui marchent devant et derrière sont des Kachinas de haut rang‚ des déités appelées Sólawúchim. Só veut dire “étoiles”‚ la veut dire “contenir quelque chose” et wuchim signifie “être élu”. Le nom peut donc être traduit pas “Les étoiles qui possèdent le savoir secret”.

Les deux Sólawúchim tiennent dans leur main gauche un arc et portent sur l’épaule un carquois en peau de jaguar pour montrer leur pouvoir et leur force. La ligne noire en travers de la figure‚ cachant les yeux‚ les distinguent comme étant les détenteurs du savoir secret de leur pays d’origine. L’ornement noir et blanc au cou montre qu’ils connaissent les corps célestes. La peinture bleue de leurs mocassins signifie qu’ils sont des initiés qui viennent de très loin‚ d’au-delà des étoiles. Celui qui porte la peau de jaguar est le chef‚ celui qui porte une corne sur le côté droit de la tête marche derrière le groupe et il est le deuxième chef. Le dessin de losanges de couleur bleue sur la corne montre la force électrique ou électromagnétique qui rassemble (unit) leurs planètes d’origine.

Les Kachinas marchant sur les côtés sont d’un rang inférieur. Il est important que les divinités et les Kachinas fassent partie du clan de l’arc‚ car cela démontre que le clan de l’arc a connu les mêmes événements que le clan de l’ours. Le clan du soleil et le clan du coyote ont également les mêmes traditions‚ mais seul le clan de l’arc‚ dont la tradition est la plus complète‚ célèbre la cérémonie des “anciens qui venaient du ciel”.

Et maintenant voici l’histoire : le clan de l’arc commença sa migration vers le nord à travers la jungle‚ en partant d’une ville appelée “la ville du brouillard” parce qu’il y avait souvent du brouillard. Le mot Hopi pour cette ville est Pamísky. Elle était située très haut dans la montage‚ mais Tewáletsíwa‚ du clan de l’arc‚ ne savait pas exactement où‚ en Amérique du Sud‚ mais il disait : “Si je la voyais‚ je reconnaîtrais facilement l’endroit où se trouvait la ville du brouillard.” Tewáletsíwa connaissait aussi l’histoire de la ville de Táotoóma (Tiahuanaco). Les Kachinas avaient dit au clan d’aller vers la jungle et‚ en partant de la ville du brouillard‚ le clan descendit vers les terres basses. Je suppose que la ville devait se situer quelque part en Equateur .

Quand le clan de l’arc fut prêt à entreprendre les migrations‚ les Kachinas arrivèrent pour les aider à traverser la jungle. Ils leur montrèrent le chemin et les protégèrent pendant la marche. Ils avaient surtout besoin de protection pour les enfants. Mais les enfants nés en altitude ne purent survivre‚ seulement les enfants nés dans les basses terres. Pendant la journée‚ les Kachinas protégeaient les gens ainsi que cela est montré dans la cérémonie. Les divinités faisaient du bruit avec leurs instruments (crécelles) et les autres Kachinas enfonçaient leur bâton dans la terre‚ ce qui faisait fuir les animaux sauvages. C’est seulement aujourd’hui que l’on utilise des os d’animaux pour les crécelles‚ avant on utilisait des coquillages. Aujourd’hui‚ on n’utilise plus de cuir de jaguar comme avant‚ mais du cuir de biche. Tewáletsíwa disait que les instruments en coquillages dégageaient également des ondes magnétiques. Il parlait très sérieusement des ondes et du bruit des coquillages. Quand le clan se reposait la nuit‚ les Kachinas s’élevaient comme des étoiles au-dessus de la jungle et leur lumière protégeait les gens contre les bêtes sauvages. Je voudrais ajouter que les arcs des Kachinas servaient uniquement à la protection‚ les Hopis ne tuaient pas d’animaux pour se nourrir. A Táotoóma‚ les Kachinas leur avaient demandé de réduire leur consommation de viande et de se nourrir plutôt par des plantes‚ car cela augmentait le niveau du savoir spirituel. Les Kachinas restèrent avec les gens du clan de l’arc jusqu’à ce qu’ils arrivent à Palátquapi.

Palátquapi

Quand les clans furent encore en migration en Amérique du Sud et au Mexique d’aujourd’hui‚ longtemps avant la fondation d’Oraibi par le clan de l’ours‚ beaucoup voulurent se réunir à nouveau. Ils se rappelaient le temps du malheur en Amérique du Sud et de la destruction de leur première ville et ils voulurent‚ à nouveau‚ vivre en harmonie avec le grand esprit Táiowa. Ils ne lui avaient pas obéi et s’étaient éparpillés dans toutes les directions. Sous l’influence des Kachinas‚ ils étaient maintenant décidés à revenir sur le droit chemin. Ceux des chefs qui pouvaient encore se servir de leur troisième œil‚ rassemblèrent les clans afin de fonder un centre culturel d’un niveau élevé de savoir spirituel. Chaque Hopi se rappelle cet endroit. Je crois qu’aucun Hopi ne pourrait jamais oublier cette ville qui fut construite et qui portait le nom de Palátquapi. Dans notre langue‚ cela veut dire “ville rouge”. D’après ma grand-mère‚ Palátquapi fut la première grande ville dans la partie moyenne de l’hémisphère ouest. Les groupes qui ne venaient pas dans ce centre sombrèrent de plus en plus et commencèrent à vénérer le soleil comme leur dieu et ils continuèrent à le faire. Je voudrais encore ajouter que le clan de l’ours avait‚ depuis longtemps‚ traversé cette contrée pour se rendre en Amérique du Nord afin d’ouvrir (gagner) ce pays pour nous. On a retrouvé l’endroit où se situait cette ville. Elle s’appelle maintenant Palenque et se trouve dans l’était mexicain du Chiapas. C’était une grande communauté. Elle ne fut pas construite par des esclaves‚ au contraire‚ cela ne fut pas difficile. Le fondement de tous ces travaux se situaient dans le domaine spirituel. Tout ce qui fut entrepris pour cette communauté le fut pour des raisons spirituelles. Les gens avaient fait l’expérience de ce qui était arrivé à leur première ville et voulurent se prouver à eux-mêmes que‚ cette fois-ci‚ ils feraient mieux. C’était comme s’ils voulait se racheter. C’est ainsi que fut construite cette ville et que des gens de très haut rang s’y retrouvèrent. De plus‚ les relations et les possibilités d’entente avec les Kachinas furent renouées.

Vue de Palenque.
Vue de Palenque

La Grande Ecole du savoir


Pyramide de Tajin (Mexique).

Pyramide de Tajin (Mexique). Elle rappelle énormément « la Grande école du savoir»  des traditions hopies. Celle qui se trouvait à Palenque (Palátquapi) n’existe plus aujourd’hui.

A Palátquapi‚ il y avait un édifice qui fut bâti avec un soin particulier. C’était l’édifice le plus important car il devait servir à l’apprentissage. Mon père m’en a parlé quand je n’allais pas encore à l’école. Il me parla des quatre étages de l’édifice et de son utilité.
Au rez-de-chaussée‚ les jeunes gens apprenaient l’histoire de leur clan et celle du monde précédent. C’était à peu près la même chose que ce qui leur avait toujours été enseigné. Les étages supérieurs étaient les plus importants‚ laisse-moi t’en parler maintenant.
Dans le deuxième étage‚ les élèves étaient instruits sur tout ce qui concerne le plan de vie. Ils apprenaient tout sur la nature qui nous entoure‚ sur les plantes et les animaux‚ à travers un enseignement théorique et pratique – comment poussent les fleurs‚ d’où viennent les insectes‚ les oiseaux et les autres animaux‚ tout ce qui vit dans la mer‚ comment pousse et se développe chaque espèce. Ici‚ on demandait instamment aux élèves d’ouvrir et d’utiliser leur troisième œil.
Ils apprenaient aussi les matières chimiques sur lesquelles est basée notre vie. Le corps est composé d’éléments qui proviennent de la terre. Si nous n’obéissons pas aux lois et maltraitons la terre‚ nous devons souffrir non seulement psychiquement‚ mais aussi physiquement. Les maladies qui frappent le corps humain sont causées par la faute des hommes eux-mêmes – ceux qui sont malveillants et que l’on appelle aujourd’hui les faux et les hypocrites. Cela se transmet de monde en monde et c’est encore ainsi que cela se passe aujourd’hui‚ et cela restera ainsi jusqu’à ce que le créateur lui-même change cet état de fait‚ mais ça ne sera pas avant le neuvième monde.
En dehors des études‚ les élèves devaient produire la nourriture pour toute la communauté. On se nourrissait de la façon la plus pure et on ajoutait à la nourriture du corps‚ la nourriture de l’esprit. De cette manière‚ les jeunes gens avaient une grande estime pour tout ce qui les entourait. Ils apprenaient que‚ suivant l’ordre établi par le créateur‚ ils pouvaient utiliser les plantes et les animaux pour leur nourriture et pour la construction de leurs maisons. Ils en avaient la permission‚ mais avant ils devaient prier pour qu’ils comprennent que ce qu’ils prenaient était un cadeau. De cette façon‚ ils ne détruisaient rien‚ ils acceptaient les cadeaux et la vie qui les entourait restait telle qu’elle était. Encore aujourd’hui‚ chaque Hopi bien éduqué spirituellement prie et remercie. Cela est important et notre peuple devrait toujours le faire.
Cette deuxième étape était‚ en fait‚ le vrai début de leurs études et toutes leurs connaissances les accompagnaient toute leur vie.

Au troisième étage de l’édifice se trouvaient les jeunes qui avaient traversé les deux premières étapes de l’apprentissage. Ils avaient entre douze et vingt ans. Avant d’atteindre le troisième étage‚ ils avaient eu l’occasion de connaître différents hommes‚ différentes mentalités et pensées. Ils étaient assez mûrs pour avoir pu faire leurs propres observations et expériences. A présent‚ ils devaient faire connaissance avec le corps humain‚ l’esprit et notre relation avec notre origine divine.
D’abord ils s’occupaient de la tête. Le créateur nous a donné un merveilleux instrument‚ le cerveau. Là‚ toutes les pensées agissent ensemble avec la partie corporelle de l’être humain. Ils étudiaient aussi la structure de l’esprit et comment le créateur agit sur l’humanité et sur tout ce qui existe dans l’univers. Celui qui a tout parfaitement appris‚ ne connaît plus de barrières de langage. Il peut communiquer avec les plantes‚ les animaux‚ avec chaque créature de notre monde. Cela constituait une partie de ce qui était enseigné au troisième étage‚ c’est-à-dire d’accorder cet esprit merveilleux avec celui de dieu‚ comme vous l’appelez‚ ou avec notre créateur‚ comme notre peuple l’appelle.
Le deuxième point important était la voix. Les ondes sonores que nous produisons ne sont pas destinées (et limitées) uniquement à ceux qui nous écoutent‚ mais elles atteignent l’univers tout entier. C’est la raison pour laquelle elles doivent être harmoniques‚ car ainsi nous louons notre créateur. C’est pourquoi les Hopis‚ dans leurs cérémonies‚ chantent des louanges pour la nature qui nous entoure et pour les éléments.
Tout ce que nous disons est écrit continuellement‚ mais tout ce qu’un être humain dit pendant toute sa vie ne prend pas plus de place qu’une petite tête d’épingle. Tu vois combien ton magnétophone‚ ici sur la table‚ est démodé et en retard ? Toutes les voix‚ tout ce qui a été dit dans le troisième monde‚ sont gardés dans une grotte quelque part en Amérique du Sud. Ma grand-mère m’en a parlé un jour‚ mais elle m’a dit aussi que plus personne ne connaît l’endroit où se trouve cette grotte.

Puis venait l’enseignement sur tout ce qui concerne le cœur. C’est le siège de nos pensées ; ici nous trouvons la compréhension et la pitié qui sont si importantes.

L’autre côté essentiel de notre cœur est sa relation avec le sang contenu dans notre corps. Le sang a une telle importance que l’homme ne doit jamais expérimenter avec lui. Le créateur a interdit tout mauvais usage du sang. Le grand danger de ce mauvais usage se trouve encore dans le futur‚ c’est ce que l’on nous a dit.

Maintenant‚ nous arrivons à l’étage le plus élevé de l’édifice. A ce niveau‚ on étudie l’univers qui nous entoure‚ la création et le pouvoir divin.

Les étudiants étaient informés de toutes les particularités de notre système planétaire‚ pas seulement ce que l’on peut observer‚ mais aussi sur leur ordre. Ils savaient‚ et c’est pourquoi nous le savons aussi‚ que sur la lune se trouve du sable fin‚ que la terre est ronde et qu’il n’y a pas de vie sur Vénus‚ Mars ou Jupiter. Ce sont des planètes mortes sur lesquelles l’homme ne peut pas vivre. Si vos scientifiques nous l’avaient demandé‚ nous aurions pu leur dire qu’ils allaient trouver du sable fin sur la lune.

Nous avons aussi appris qu’il existe un plan global du créateur que l’être humain doit suivre. S’il faillit au plan‚ il n’est plus l’enfant de la force divine et doit être puni. La loi du créateur a l’air très simple‚ mais il est quand même très difficile de lui obéir. Tout ce qui porte préjudice à l’être humain‚ tout ce qui trouble la tranquillité (la paix) de l’homme‚ viole la loi du créateur. Il en ressort que le crime le plus grave que l’on peut commettre est la destruction de la vie d’un être humain. Rien n’est pire.

Puis on nous a donné des informations concernant le huitième monde. Ce monde existe mais personne ne sait où il se trouve. Tous les êtres humains qui meurent s’y rendent. Il consiste en deux planètes‚ l’une pour les gens bons‚ l’autre pour les méchants. Quand ce sera la fin du septième monde‚ tous les gens bons du septième monde et du huitième monde iront dans le neuvième monde. Le neuvième monde n’existe donc pas encore. Il ne sera créé qu’en temps voulu‚ ici sur cette terre. Le neuvième monde ne se terminera jamais‚ il sera éternel. Les gens méchants resteront pour toujours sur leur planète‚ aveugles et dans les ténèbres.

Dans le neuvième monde‚ il n’y aura plus de différences de races. Tu prendras ma couleur de peau ou moi la tienne‚ nous ne le savons pas‚ mais il n’y aura plus de races différentes. Nous devrons travailler et tout sera merveilleux. Mais ce dont parlent les Chrétiens – des anges et tous ces gens qui jouent de la harpe – ça n’existera pas. Notre créateur n’est pas un paresseux.

C’est tout‚ en ce qui concerne l’apprentissage et l’enseignement. L’édifice même‚ dans sa construction en gradins‚ du sol jusqu’au dernier étage‚ représentait pour nous le savoir croissant‚ l’ascension vers les niveaux supérieurs de l’esprit‚ la compréhension croissante pour les miracles de notre monde. D’après notre tradition‚ un tel édifice existait également à Táotoóma.

L’enseignement était donné par les Kachinas. Le créateur était mis au courant de nos progrès car il était en relation avec les Kachinas par transmission de pensées. Le choix des personnes pouvant aller dans cette école était également décidé par les Kachinas‚ car ce sont eux qui désignaient les enfants avant leur naissance pour une telle vie d’apprentissage‚ de dévouement et d’abnégation. C’est pourquoi seuls les Kachinas étaient capables de désigner ceux qui pouvaient monter de niveau et atteindre finalement le dernier étage de cette grande école de la vie. Peu d’entre eux atteignaient le but. Ceux qui y parvenaient étaient en harmonie parfaite avec le créateur divin‚ c’est pourquoi je les appellerai des “grands hommes saints”.
A ce propos‚ je dois te parler d’un homme que j’ai eu la chance de connaître. Son nom était Aápa. Il appartenait au clan de mon grand-père‚ le clan du blaireau‚ et il fut l’un des grands visionnaires de notre temps. De tels hommes sont parfois appelés hommes-médecine‚ même par nos gens‚ mais en fait ils ne le sont pas. Les événements que j’ai vécu avec lui‚ et les choses qu’il faisait étaient pour moi remplis de mystère. Souvent‚ il utilisait son troisième œil. Un jour‚ il m’a dit que l’on pouvait changer de côté‚ c’est-à-dire passer du côté corporel de notre vie vers le côté spirituel. La frontière entre les deux serait à peine perceptible. Tous ceux qui voient avec leur troisième œil peuvent la traverser. Aápa nous a montré également comment on peut‚ à l’aide de la lune‚ voir l’autre côté de la terre. Il nous a montré et enseigné beaucoup de choses que tu ne pourrais pas croire sans les voir toi-même. Il fit ces choses en présence de mes parents et‚ en tant que fils aîné‚ je pus y assister. Je pourrais t’en dire plus mais‚ pour quelqu’un qui n’a pas vécu lui-même de telles expériences‚ ce serait difficile à croire ou à comprendre. Il nous disait encore que tout ce savoir provenait justement du quatrième étage de l’édifice en question et fut transmis à ses ancêtres desquels il le tenait.

Tous ces hommes qui consacrent tout leur temps à ces tâches importantes‚ marchant sur un chemin étroit‚ sont confrontés à de nombreux dangers et tentations. Mais il a toujours existé des hommes qui atteignirent ce but élevé. Aujourd’hui‚ un tel homme est appelé Náquala‚ ce qui signifie conseiller ou bienfaiteur‚ et cela montre son abnégation et son dévouement dans la vie et ses devoirs envers son peuple en tant que guide. Un tel homme ne se laisse pas détourner de son chemin de vérité.

A tous ceux qui avaient atteint ce but‚ les Kachinas leur accordaient la faveur de ne pas être obligés de mourir ; ils pouvaient quitter notre terre sans être morts. Cela a déjà existé dans la ville de Táotoóma (Tiahuanaco). Ces gens nous ont quitté réellement dans leur corps humain et sont partis vers un système planétaire que nous ne connaissons pas.

Les Kachinas nous encouragèrent à apprendre beaucoup pour pouvoir atteindre le plus haut rang. Ils nous rappelaient toujours que la vie était devant nous et que nous ne devions jamais oublier ce que nous avions appris dans cette Grande Ecole. Ils nous dirent aussi qu’un jour‚ dans l’avenir‚ il y aurait encore des malheurs et que nous devions tout faire pour rester proches du pouvoir divin.


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