La civilisation Maya expliquée par les occidentaux

Publié le par Nausicaa

La civilisation Maya, à l'image de la civilisation égyptienne, intrigue depuis 2 ou 3 siècles.
Découvrons ensemble tout ce qui prévaut aux anciens Mayas et à leur civilisation qui reste un mystère, une enigme de l'histoire de l'homme encore loin, voir très loin d'être élucidée.

Plan :
I - Intro

Histoire des Mayas communément admise par les occidentaux, localisation géographique
Son architecture riche (Pyramides à degré, temples ornés, palais, cités entières perdues dans une fôret dense)
II - Ecriture maya
Son écriture hiéroglyphique, d'une forme logographique, où chaque mot est représenté par un dessin, à une forme mixte, logographique et phonétique de type syllabique : le mot peut aussi être divisé en unités plus petites, dans le cas maya, des syllabes, chacune représentée par un signe.probablement symbolique
III - La sciences des Mayas : les mathématiques, l'astronomie, la génétique
IV - Le calendrier Maya
V - Les Mayas et la spiritualité

I - L'Histoire des Mayas vue par les occidentaux

Pourquoi un tel titre? parce que, comme pour l'histoire des anciens égyptiens, l'histoire des anciens mayas a été écrite, défini, admise par les occidentaux. Nous occidentaux, regardons les restes des Mayas avec nos yeux à nous, et toutes l'histoire de notre civilisation, notre language, notre écriture, nos guerres, nos découvertes, nos besoins, nos traditions...
Il n'est à n'en pas douter et ce de façon logique, que cette histoire ne peut être objectivement la vraie histoire des anciens Mayas...
Rappelons également que nous aurions pu en savoir bien d'avantage, si l'inquisition catholique n'avait pas détruit par autodafés et massacres le peu qu'il restait de cette civilisation.
(cf wiki : Il faut prendre en compte que de nombreux et précieux témoignages ont été irrémédiablement perdus lors de la conquête espagnole. Suivant les conquistadores et cautionnant ainsi leur action, les missionnaires chrétiens ont cherché à éradiquer toute trace de culte païen parmi les Amérindiens. Les archives mayas, les fameux codex recelant des données inestimables concernant l’histoire et la science de la civilisation maya, ont été détruites lors d’autodaféscomme celui deManí en 1562.  )

La civilisation maya est une civilisation précolombienne du groupe mésoaméricain, s’étalant sur tout ou partie du Mexique, Belize, Guatemala, Honduras et Salvador actuels. Apparue à la fin du IIIe millénaire av. J.-C., elle connut son apogée entre le VIe siècle et le IXe siècle de notre ère avant d’entrer en décadence et de disparaître lors de la conquête espagnole au XVIe siècle. Avec les Aztèques et les Incas, elle fait partie des trois grandes civilisations ayant marqué le Nouveau Monde avant l’arrivée des Européens. Son héritage est principalement architectural, comme en témoignent les imposantes ruines de palais et temples pyramidaux dispersés à travers la jungle.


Elle est aussi connue pour avoir développé d’impressionnants savoirs en mathématiques et en astronomie, ainsi que le seul système d'écriture intégral de l’Amérique précolombienne.
L’apport culturel du monde maya, bien que non négligeable d’un point de vue scientifique, reste néanmoins peu visible du grand public.
Les premiers explorateurs à approcher les vestiges de la civilisation maya au XIXe siècle ont contribué à lui forger une image romantique mais bien différente de la réalité : « qui n’a pas entendu parler, par exemple, d’un ancien Empire maya, véritable âge d’or durant lequel un peuple laborieux et éminemment pacifique se serait adonné, dans le calme de ses cités protégées par la forêt dense, à la seule contemplation des astres ? ». De nos jours l’évolution des connaissances a permis de renverser cette vision simpliste et sans nuance. Car si les anciens Mayas étaient bâtisseurs, artistes et savants, ils n’en étaient pas moins résolument guerriers. Du fait de leur organisation politique en cités rivales, la comparaison des Mayas classiques avec les cités grecques de l’époque classique ou avec les cités italiennes de la Renaissance n'est pas inappropriée.

Voici un documentaire diffusé sur France 5 expliquant bien l'histoire des Mayas
Le monde perdu des mayas 1/3


Le monde perdu des mayas 3/3


II - Ecriture maya

Les premières ébauches, au sein du peuple Maya, pourraient remonter au IVème siècle avant JC en Amérique centrale, triangle Mexique, Honduras, Guatemala.
Ses origines remontent aux protoécritures méso-américaines, notamment de la vallée de Oaxaca vers 600 avant JC.
C'est une écriture mixte, logographique et phonétique de type syllabique constituée d'un millier de signes (glyphes) dont plus de 80 signes syllabiques.
L'ordre des signes connait des variantes multiples. À l'intérieur d'un bloc glyphique, le plus souvent de gauche à droite puis de haut en bas.
Une trentaine de langues Mayas utilisaient cette écriture.
Le plus ancien document connu est une stèle du IIème siècle après JC.
Celui qui découvrit involontairement la clef pour comprendre l'écriture Maya fut l'évêque Diego de Lande. Bien qu'il détruisit la plupart des inscriptions Maya qu'il découvrit, il publia un livre Relation des choses d'Yucatan dans lequel il tenta une description de ce système.

Il pensait qu'il s'agissait d'une écriture alphabétique et demanda alors à un locuteur natif de lui donner la correspondance avec l'écriture Latine.

  A noter que l'orsque Diego de Lande s'interessa à l'écriture maya, de nombreux mayas s'avaient encore lire et écrire ces glyphes.

Les Mayas de l'Époque classique et de l'Époque postclassique ont utilisé des matériaux extrèmement variés comme support pour leur textes ou inscriptions, qui ont plus ou moins bien résisté aux ravages du temps ou à la fureur destructice des hommes: pierre, stuc, parois de grotte, bois, papier.

Seuls 4 manuscrits mayas ont survécu aux flammes des autodafés et sont parvenus jusqu’à nos jours. On estime pourtant que la civilisation maya a conservé son système d’écriture sur codex pendant plus de mille ans.
Quelques fragments de manuscrits mayas ont été retrouvés dans des tombes, mais tellement détériorés par le temps que seules subsistent de petites traces de chaux et de pigments végétaux.
Les codex mayas étaient recouverts d’une peau de jaguar, animal sacré et symbole du pouvoir divin. Le jaguar est doté de sens très aiguisés. Il est capable de se camoufler dans la jungle et de se rendre « invisible ». Il vit dans les tanières souterraines et chasse au coucher du soleil. Chez les Mayas, il est l’intermédiaire entre le monde visible des hommes et le monde invisible des esprits, le médiateur entre le jour et la nuit. Sa puissance et sa beauté en font un symbole de pouvoir, de noblesse, de royauté.


Ici le codex de Dresde (ou Codex Dresdensis) est un manuscrit maya de la région de Chichén Itzá (XIIe-XVe siècle). Il est composé de 39 feuillets de papier végétal « amate » plié en accordéon. Chaque feuillet à pour dimensions : 9 × 20,5 cm, longueur : 3,56m. Il est actuellement à la Sächsische Landesbibliothek de Dresde.


A voir l'excelent reportage d'Arte sur l'histoire du déchiffrage du code Maya :



Le Code Maya Enfin Dechiffre 2


Le Code Maya Enfin Dechiffre 3


Le Code Maya Enfin Dechiffre 4


Le Code Maya Enfin Dechiffre 5



IV - La sciences des Mayas et les mathématiques, l'astronomie, la génétique

--> Les mathématiques



 

     Le système mathématique est, non pas décimal (c'est à dire de 0 à 9) mais vigesimal (le changement de "dizaine" se fait à 20). (Informatiquement, c'est une base 20). Ils utilisaient une combinaison du 0 sous le signe d'un ovale, le point pour les unités et la barre horizontale pour le 5. L'ensemble des symboles mathématiques permettait, même aux gens privés d'instruction, d'effectuer des additions et des soustractions à des fins commerciales.
  Selon les Mayas, certains chiffres étaient plus sacrés que d'autres en raison du rôle spécial qu'ils jouaient. Le 20 en faisait partie, car il correspondait au nombre de doigts et d'orteils sur lesquels les humains pouvaient compter. En effet, l’homme a 20 doigts, mains et pieds compris. Le chiffre 20 était synonyme du mot « homme ».
Déjà, vers le Vème siècle après JC, les Mayas, qui n'avaient aucune communication avec la Mésopotamie ou l'Inde, découvrirent le concept du zéro.
On ne peut être qu'émerveillés devant ces prêtres et astronomes qui, loin de l'Ancien Monde, surent trouver des résultats astronomiques remarquables, faire de réelles découvertes intellectuelles et construire de merveilleuses œuvres d'art.

Les Mayas n’utilisaient que trois symboles pour représenter les chiffres : un point pour l’unité, une barre pour cinq et un coquillage stylisé pour le zéro.

En disposant ces symboles de bas en haut (ou de droite à gauche) on peut représenter n’importe quel nombre.


La numération maya écrit les chiffres verticalement.
Chaque étage est multiplié par une puissance de 20, ainsi la valeur de l'étage le plus bas est multipliée par 20^0 (x1), du second étage par 20^1 (x20), du troisième étage par 20^2 (x400) et ainsi de suite...
Ce qui donne :

Valeur Chiffres mayas note
27 1 maia.svg
7 maia.svg
1*20+7
358 17 maia.svg
18 maia.svg
17*20+18
340 17 maia.svg
0 maia.svg
17*20+0
112211 14 maia.svg
0 maia.svg
10 maia.svg
11 maia.svg
14*8000+0*400+10*20+11



--> L'astronomie

(en construction)

--> La génétique (et oui!)

L'une des curiosités des Mayas, mis à part, leur étonnant intérêt pour l'astronomie, et la prédiction astronomique, était leur prodigieux savoir en matière de génie génétique. Lorsque l'on appris, par des biogénéticiens, que la structure de maïs, cette plante qui nous est si familière, demeurait un vrai miracle, le mystère des Mayas, commencait vraiment à prendre de l'épaisseur.
Pour faire simple, la domestication du mais, même en supposant que des hommes au sortir du néolithique, était capable d'appréhender la notion de gène, sous un aspect strictement intuitif, correspond à peu de choses près, au probabilité de constuire par hasard, à partir des pièces d'une Deush, un modèle de type C5. Bien entendu, pour comprendre, cette question, il faut lire des articles sur la question, comprendre un peu les probalités, puis, avoir tendance à douter, des explications conventionnelles. Chose que certains spécialistes, font eux mêmes, dans leur propre canevas disciplinaire, mais, qu'ils n'osent guère exprimer...
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFs
 
Les Mayas, n'étaient donc, pas seulement, de redoutables, astronomes, mais eux, ou au moins, la culture Olmèque, qui leur précéda, avait aussi, une intuition biogénétique remarquable, un sens pratique hors du commun, et une chance à couper le souffle...  
 
http://www.futura-sciences.com/fr/ [...] solu_7184/
 
"sont les principaux arguments des détracteurs de cette théorie, qui considèrent qu'elles sont trop complexes pour être le résultat de mutations naturelles ou de la sélection humaine." 

V - les mayas et la spiritualité


Dans le cadre anthropologique indiqué, nous devons situer la spiritualité maya, essence, cœur et racine mêmes du peuple maya. Elle a les fondements suivants :

a. Nature

b. Dieu

c. Personne

La personne est une partie de la création, elle n’est pas supérieure aux autres êtres parce que tous ont une fonction, une raison d’être et d’exister.

La relation étroite entre ces trois éléments engendre une profonde harmonie. La personne est une partie de la création, elle n’est pas supérieure aux autres êtres parce que tous ont une fonction, une raison d’être et d’exister. Par conséquent, tout ce qui existe est sacré car cela vient du Créateur. Si l’un de ces éléments se détériore, un déséquilibre se produit dans le cosmos et dans la vie des personnes. C’est pourquoi la personne a la tâche de veiller constamment à l’équilibre cosmique. Sinon, elle s’autodétruit.

L’expression de la spiritualité maya dans ses cérémonies cherche à retrouver l’équilibre, parce qu’on communique avec l’ajau, avec la nature et avec les personnes. La croix maya ou cosmique est la prière de communion, où est exprimé d’un côté le rêve de Dieu, l’équilibre, mais aussi la recherche de l’harmonie personnelle, familiale et sociale. De là la vision du monde, les six bougies, les couleurs, l’offrande, etc. La prière maya s’exprime à partir de la connaissance et de la situation des énergies cosmique. L’application des forces des points cosmiques dans notre vie sert à atteindre l’équilibre entre les énergies positives et négatives, selon l’interprétation des prêtres mayas à partir du langage qu’ils découvrent dans les cérémonies. C’est la tâche des prêtres mayas, hommes et femmes.

Quelques principes et valeurs en vigueur dans la culture maya.


--> Le Popol Vuh (livre sacré des mayas)

Le Popol-Vuh ou Pop Wuh, littéralement « Livre du Conseil » ou « Livre de la Communauté " en quiché, est le document le plus important dont nous disposons sur les mythes de la civilisation maya. Il s'agit d'une sorte de « Bible » maya (sachant par ailleurs qu'il comporte des éléments similaires à la Bible) dont le contenu, remontant à la période précolombienne, relate l'origine du monde et plus particulièrement du peuple quiché, l'une des nombreuses ethnies mayas, dont le centre de rayonnement se situait dans la partie occidentale du Guatemala actuel. Ces mythes semblent correspondre à des peintures murales de 300 av. J.-C. ~ 50 ap. J.-C. découvertes à San Bartolo au nord-est de Tikal. Le livre inclut une généalogie royale de la période postclassique accordant une place prééminente à la lignée Kaweq. Le seul manuscrit existant, transcrit au début du XVIIIe siècle, est conservé à la Newberry Library de Chicago (Ayer 1515 ms). Il a fait l'objet de plusieurs traductions, en particulier en espagnol, français, anglais et allemand.

Son contenu

Tout d’abord est décrite la genèse du monde qui offre certaines ressemblances avec la Cosmogonie biblique. Du néant originel, les Dieux décidèrent de créer le monde, de le rendre matériel et de le peupler de créatures afin d'être adorés. Après la création de la terre, des montagnes, de la flore et de la faune, ils créèrent les premiers hommes à partir de la glaise. Ce premier essai s'étant révélé infructueux, une seconde tentative fut effectuée à partir du bois, mais ces hommes s’avérèrent frivoles, vaniteux et paresseux. Les Dieux les firent donc disparaître par le moyen d'un déluge ; ils périrent ou devinrent des singes. À la fin, dans une ultime tentative ils façonnèrent les hommes à partir du maïs, et la race humaine trouva là sa substance définitive.

 

La seconde partie narre les aventures des jumeaux Hun Ahpu et Xbalamque, comment ils vinrent à bout de Vucub Caquix, "sept perroquets", dont l'orgueil démesuré déplaisait aux dieux, du fils de ce dernier, Zipacna, qui avait tué les quatre cents frères, et de son frère Cab R'acan, qui abattait les montagnes. Ensuite, le texte parle de Hun Hun Ahpu, père des jumeaux, et de son propre frère jumeau Vucub Hun Ahpu : les maléfiques seigneurs de Xibalba les invitent dans leur monde souterrain pour les tuer ; ils les enterrent à Pucbal Chah et placent leur tête dans les arbres ; par la suite, Xquic, la fille d'un des seigneurs de Xibalba, se trouve fécondée par la salive d'un des jumeaux ; elle part alors trouver leur mère ; elle met au monde Hun Ahpu et Xbalamque. Ceux-ci se débarrassent de Hun Batz et Hun Chuen, leurs demi-frères jaloux, et les transforment en singes ; ils repartent ensuite à Xibalba pour venger Hun Hun Ahpu et Vucub Hun Ahpu, et triomphent de Hun Came et Vucub Came, les maîtres de Xibalba, et des autres seigneurs, grâce à leur emprise sur les animaux et leurs dons de métamorphoses. Ils deviennent ensuite le Soleil et Venus.

 

De nouveau le texte revient aux quatre hommes de maïs mentionnés précédemment : Balam Quitzé, Balam Acab, Mahucutah et Iqui Balam. Une fois ces humains parfaits créés, les Dieux prirent peur que leurs créatures ne les supplantent. Ils décidèrent donc de les rendre moins parfaites en restreignant leurs sens et leur intelligence et en les obligeant à procréer (ce pourquoi furent créées également quatre femmes), puis à mourir. Ces huit humains sont à l'origine de toute la race humaine. Survient ensuite un épisode similaire à celui de la Tour de Babel, où l'humanité se divise et perd sa capacité à parler un seul et même langage,

 

Le texte enchaîne sur une histoire généalogique retraçant la vie des descendants des premiers hommes jusqu'aux souverains du peuple maya des Quiché. Cette partie, plus « historique » et moins mythologique, donne de nombreux détails intéressants sur la structuration politique et les rivalités entre tribus. Elle se termine sur la constatation que tout ce que décrit le livre a disparu, y compris la nation quiché, et que leur village s'appelle désormais Santa Cruz.

Selon les éditions, le texte est fragmenté en trois ou quatre parties.

(source wiki)
Pour ceux que cela intéresse, voici un lien très intéressant, où il est présenté une comparaison entre la génèse biblique et la génèse du Popol Vuh.


Resized.php.jpg Nouvelle traduction, présentée et annotée : le Popol Vuh est aux Maya ce que l'Ancien Testament est à l'Occident, avec mythes cosmogoniques et histoire antique. Il commence par une sobre déclaration : « ici nous écrivons, ici nous fixons les anciennes paroles »…
Selon cette tradition du fond des âges, le monde commence par une assemblée de six démiurges, entre mer et ciel : un Créateur, un Concepteur, un Homme de l'Infini, un Serpent à plumes, un Père et une Mère. Ces six émanations du Sans-Formesagouins, ces singes arboricoles qui ne sont autres que les descendants des hommes en bois… unique, ineffable et inconnaissable, se livrent à une première création du monde. Des eaux, ils font surgir plaines et montagnes, puis rivières et toutes sortes d'animaux sauvages. Mais aucun animal ne sachant prier à haute voix, ils font des hommes en bois ; mais eux non plus n'invoquent pas correctement les dieux. La destruction frappe alors, d'où ne subsistera que quelques sagouins, ces singes arboricoles qui ne sont autres que les descendants des hommes en bois…

A la deuxième création, un imposteur a dit : « je suis la Lumière, je suis le Soleil, mieux encore, je suis la Lune ». Comme cela était faux, les dieux le firent massacrer, lui et ses deux fils, par un Justicier aidé d'un vieil arracheur de dents. Le père de ce Justicier avait été convoqué par les Seigneurs de l'inframonde, sombre univers souterrain que traverse le Soleil d'ouest en est pendant la nuit, pour affronter d'insurmontables épreuves. Ayant échoué, il avait été décapité, mais sa tête avait roulé et trouvé refuge dans un arbre fruitier qui attira une jeune fille noble : neuf mois plus tard, naissait notre Justicier.

Or ce Justicier est la figure centrale de la troisième création. Rentrant au domicile de feu son père, il élimine son frère aîné en le transformant en singe frugivore. Puis il s'en va, comme son père, affronter les épreuves des Seigneurs de l'inframonde, qu'il réussit mais se fait non moins décapiter. Or le coati, animal plein d'astuce, transforme un gros fruit en fausse tête parlante, laquelle trompe les Seigneurs, et permet au Justicier de récupérer la sienne. Les Seigneurs s'interrogent alors sur son éventuelle invulnérabilité, car à chaque fois qu'ils croient l'avoir tué, il ressuscite immanquablement. Finalement, c'est lui qui triomphe d'eux, et monte au ciel.

La quatrième création est l'actuelle. La chair des quatre premiers hommes est élaborée par les démiurges, à partir de grains de maïs qu'ont fourni Yac le chat, Utiu le coyote, Quel la perruche et Hoh le corbeau. Ces premiers Humains sont omniscients, chose dont les démiurges finissent par se lasser, si bien qu'ils réduisent l'entendement de leurs créatures. Puis ils créent quatre belles femmes, les Humains se multiplient, découvrent le feu et se séparent en plusieurs nations.

Les langues se diversifient. Chaque nation apprend à effectuer des sacrifices rituels : on immole notamment quelques guerriers d'une tribu dont les chefs, par vengeance, envoient deux jeunes filles séduire les dieux lors de leur baignade. Au retour de cette mission, elles rapportent un manteau ensorcelé qui fait mourir un des chefs imprudents. Le conflit s'envenime, mais finalement les tribus se soumettent. Le document termine par des indications généalogiques sur quatorze générations de seigneurs, ceux de la Maison du Jaguar ayant une gloire particulièrement exaltée.



Publié dans Enigmes de l'histoire

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La ferme des étoiles 26/11/2009 18:21


BONJOUR. Je cherche de la doc sur la mythologie maya et le lien avec le ciel. Pouvez-vous me conseiller quelques ouvrages pour débutante ? Merci à l'avance.


Nausicaa 27/11/2009 11:57


Bonjour, et merci pour l'attention que vous avez porté à mon blog.
Je voudrai en premier lieu avoir un complément d'information sur votre question: a priori vous souhaitez de la doc sur la mythologie Maya mais je ne comprend pas bien "le lien avec le ciel".
Qu'entendez vous par ciel? (je sais la question à l'air stupide comme ça :p) Mais s'agit il du soleil, des étoiles, de la voie lactée, ou du ciel tout bleu, ou encore des vents de la pluie?

Je rajoute de ce pas quelques informations que j'ai pu trouver sur le net...
Sinon je vous conseil de rechercher du côté du Popol Vuh qui est le livre d'où la mythologie maya a été tiré par les occidentaux (je dis cela parce que pour moi rien ne prouve qu'il s'agisse
réellement de leur croyance: imaginez que notre civilisation disparaisse et qu'il ne reste plus que l'histoire de Peter Pan ou de la petite sirène pour seul écrits reflètant de notre
culture...Surtt qu'a priori, il a été rédigé à une époque pré-colombienne (voir wiki, ici vous avez une étude
intéressante sur le Popl Vuh http://www.cirac.org/infos-fr/popolvuh.htm).
Sinon comme vous je suis débutante sur ce sujet, et j'ai créé cet article pour me documenter sur les mayas qui me laissent vraiment émerveillée par leurs connaissances et les mystères qui les
entourent. Donc si vous avez des suggestions n'hésitez pas à m'en faire part.